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 | Pierre Quéméner |
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Pierre Quéméner profession ébéniste
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L'existence de M. Quéméner a été entièrement consacrée à une profession dont les représentants ne sont plus légion de nos jours : la sculpture sur bois. Depuis sa sortie de l'école à l'âge de 14 ans, il a manié gouges et ciseaux comme l'avaient fait avant lui son père, perpétuant ainsi la tradition familiale, ainsi d'ailleurs que ses trois frères. « J'étais le cadet des sept enfants de la maisonnée (quatre garçons et trois filles, et comme tel bénéficiais de quelques privilèges. C'est ainsi que l'on me garda à l'école jusqu'à un âge où mes frères étaient déjà à l'atelier. Mon père était d’ailleurs fier de mon « érudition », et je faisais un peu figure de bureaucrate dans la maison.
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Un apprentissage difficile
« La conception de la formation professionnelle chez mon père m'a toujours étonné. Jamais il ne me donnait de conseils, ni ne me laissait participer à l'un de ses ouvrages. Chacun doit apprendre seul son métier disait-il. Je fut donc pratiquement livré à moi-même, dés mon entrée à, l'atelier, car mes frères, formés à la même école, observaient la même neutralité. « Je dois dire tout de même que les critiques ne m'étaient pas épargnées lorsque que je ratais les modestes travaux que l'on me confiait. Moyennant beaucoup de patience et de persévérance, je parvins néanmoins à me débrouiller rapidement car le métier me plaisait. Mes frères s'étant quelque peu tournés vers la menuiserie, je me vis bientôt confier les travaux les plus délicats. Tout ne se faisait pas à l'atelier. Et une bonne partie du temps, nous allions de ferme en ferme, sculptant dans le châtaignier généralement lits clos, armoires, bahuts, buffets, etc. L'affaire marchait très bien ».
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La réfection de l'église
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Chargé de la réfection de la boiserie à l'église du Juch, mon père y apporta un soin particulier. Tout a été réalisé de ses propres mains car il ne faisait confiance à personne d'autre. La majeure partie des sculptures du choeur et des autels est son œuvre. Sa vie durant, il se montra fier de ses ouvrages et en particulier de l'autel placé à la droite de la nef latérale,
Artistement travaillé et qui porte en médaillon, encastrée dans la croix,
« Une sainte relique ».
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