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 | Les lavandières |
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Ar Gouerez
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Pour répondre aux besoins de la populeuse agglomération Douarneniste, plusieurs familles exerçaient cette profession. Chacune avait une clientèle particulière.
Le linge était lavé par les femmes dans des lavoirs différents, tous en plein air. C'était très pénible en hiver. Quel que fut le temps, on ne pouvait laver qu'au lavoir, ar ster. Quand la température était très basse, j'ai vu quelques unes de ces femmes se rendre à celui de Kerikun qui contenait une eau de source moins froide que l'eau courante. Les hommes charriaient, avec une brouette, le linge lavé, du lavoir au domicile où, dans un petit local réservé à cet effet, se faisait la lessive, ober koue.
Là, se trouvait une cuve en bois cerclée de fer, soulagée du sol et bien calée. On y tassait le linge et on posait par-dessus, un sac de toile rempli de cendre de bois. A côté, dans l'âtre, une grande marmite dans laquelle on puisait de l'eau bouillante avec une sorte de bassine emmanchée. À plusieurs reprises, on la versait sur le contenu de la cuve dont le fond était percé de trous pour l'écoulement des eaux. Lorsque tout ce linge était au sec, le bourg pouvait être comparé à un vaisseau arborant le grand pavois ! Du sommet du Zal aux prés environnants, les draps, chemises, et autres culottes avec des dentelles flottaient au vent ou étalaient leur blancheur...
Une à deux fois par semaine, à jour fixe, une charrette à bras ou attelée d'un cheval emportait le linge à Douarnenez et en rapportait d'autre, plus tard se fut par la micheline.
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