La naissance du Juch

Le bourg

Les douze candidats furent tous élus et choisirent pour maire Jean Le Bars, de Kerfeunteun. Un vote sans surprise, puisqu'il remplissait auparavant la fonction d'adjoint spécial pour la section du Juch. Depuis des temps qu'on ignore, Le Juch est divisé en quatre quartiers, pevar stang (voir plan, page suivante), une division toute théorique, liée à la quête des Trépassés, kest an Anaon, le 2 novembre, effectuée par quatre groupes de fabriciens, qui se répartissaient ainsi la paroisse, plus une portion du bourg.

Le profit de la quête servait notamment à l'entretien de l'église et à l'achat de l'orfèvrerie religieuse.

En 1900, la langue usuelle est le breton. C'est à l'école communale que les jeunes Juchois découvrent et apprennent le français. Mais, au sein de l'école, tout élève surpris à parler breton est contreint de porter le symbole, un objet suspendu autour du cou, en signe de punition. Ainsi, le discrédit est-il jeté sur cette superbe langue. Bientôt, les parents éviteront de parler breton à leurs propres enfants, afin qu'ils puissent "bien parler français, réussir à l'école et dans la vie."

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vue aérienne 1954