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 | L'école |
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En 1900, la langue usuelle est le breton. C'est à l'école communale que les jeunes Juchois découvrent et apprennent le français. Mais, au sein de l'école, tout élève surpris à parler breton est contreint de porter le symbole, un objet suspendu autour du cou, en signe de punition. Ainsi, le discrédit est-il jeté sur cette superbe langue. Bientôt, les parents éviteront de parler breton à leurs propres enfants, afin qu'ils puissent "bien parler français, réussir à l'école et dans la vie."
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L'école privée des filles
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C'est en 1926 qu'a été ouverte l'école privée Notre-Dame de Toutes-Grâces par les Filles de Jésus, de Kermaria [en Locminé] II y avait un pensionnat. La plupart des filles y allaient et restaient dans le pensionnat, même les plus proches du bourg, y compris le dimanche. Elles n'en sortaient que pour les vacances, à l'Armistice, à Noël, aux Gras, à Pâques, à la Pentecôte et, bien sûr pour les grandes vacances. Les parents préféraient confier leurs filles aux sœurs de l'école pour qu elles aient une bonne éducation religieuse, une bonne éducation, quoi ! Le pensionnat ne coûtait pas cher. Quand une ferme tuait le cochon, il y avait toujours la «part de l'école". On leur portait aussi des sacs de pommes de terre, des légumes. Le pensionnat a dû s'arrêter en 1961, quand il y a eu la mixité. Beaucoup n'étaient pas d'accord de voir les filles et les gars ensemble. En 1930, l'école privée comptait 43 filles, en 1944, 67 filles en 1961, première année de la mixité, 66 filles et 7 garçons, alors que 1 école communale, cette même année, comptait 36 garçons et 2 filles. En 1999, l'école Notre-Dame, de la maternelle jusqu'au CM2, comptait 26 élèves.
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L'école communalle
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L'école communale, c'est-à-dire l'école laïque, a été créée en 1890. Il n'y avait que des garçons, les filles par tant en pension ailleurs. «Le premier instituteur était un Nédélec puis après est venue Mme Lasbieiz. Mais celui dont la personnalité a fortement marqué les gens, les enfants comme les parents c'était Monsieur Bloch. Ce maître d'école, arrivé vers 1910 est parti en retraite en 1933.
Au début de la guerre 14, il entretenait la flamme patriotique Tous les matins, il recevait le journal et en lisait des passages aux élèves quand quelqu'un avait eu une citation, il le nommait en classe et parlait de lui comme d'un homme brave. Au tableau, il écrivait une pensée de bravoure. Après lui, il y a eu Monsieur Labessoule et puis d autres. L'école communale des garçons à fermé en 1967, il ne restait plus que quatre élèves, et celle des filles avait fermé avant. La présence d’une école privée, d'obédience catholique, offrait, il est vrai, une sérieuse concurrence. De plus en plus de garçons vont être envoyés à l'école privée, faisant disparaître définitivement, en 1967 l'école communale
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Les classes des filles
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