Le diable décapité
Parmi les belles statues très anciennes en bois qui ornent l’intérieure de l'église et dont plusieurs sont classées par les Beaux-Arts. Il en est une dont la popularité dépasse largement toutes les autres, bien qu'elle représente l'essence même du mal : le diable du Juch connu à plusieurs lieues à la ronde. Le « pauvre diable » dont le pouvoir maléfique n'avait pourtant là mais causé de préjudice à son entourage fut un jour victime d’une mésaventure qui fit beaucoup de bruit à l'époque. Un charretier ivre et probablement à la suite d'un de ces paris stupides qui ne peut germer que dans les vapeurs éthyliques se rendit à l’église. D’un maître coup de fouet, il abattit, de son piédestal le pacifique démon, lui causant de sérieux dommages, en particulier à la tète. « Mon père, raconte, M. Pierre Quéméner, fut contacté pour effectuer les réparations. Et comme à cette époque le travail boudait un peu, il accepta avec empressement, c’était s’en compter sans ma mère, une sainte femme et qui ne voulut a aucun prix voir entrer chez elle le diable, même en effigie. Elle poussa de hauts cris, préférant, dit-elle, mourir de faim plutôt que de tolérer cette ignominieuse présence. Mon père eut beau lui objecter avec bon sens que l'église l'acceptait bien, rien n'y fit, et la statue dut finalement être expédiée à Quimper où elle fut remise en état ». Et M. Quéméner conclut en hochant la, tête :
« Quant au charretier, cela ne lui porta pas chance. Les Beaux-Arts intervinrent et il fut condamné à une forte amende. Il mourut d'ailleurs à peu de temps de là ».
Ainsi parle les légendes celle de la ville d'ys ou encore la vie trépidante de tristan et Iseult
|
|
|